Jenson Button a confirmé son statut de leader du Championnat en s'imposant à Barcelone, au terme d'une course plus tactique que spectaculaire, devant son coéquipier Rubens Barrichello et les deux Red Bull de Mark Webber et Sebastian Vettel. Le Britannique est plus que jamais favori pour le titre mondial.
Pour la nouvelle donne, on attendra encore! Ce premier Grand Prix européen était porteur d'espoirs pour les équipes en mal de points depuis le début du Championnat, Ferrari, McLaren et BMW. Grâce aux différents nouveaux éléments installés sur les monoplaces, notamment aérodynamiques, les cadors de la saison dernière pensaient pouvoir rattraper leur retard sur ceux du début d'année 2009. Ils en sont pour leurs frais, la course s'est en effet résumée à une lutte entre Brawn GP et Red Bull, arbitrée il est vrai par un Felipe Massa en gros progrès, qui a inscrit ses premiers points grâce à sa sixième place.
Dès le départ, le pilote Ferrari, quatrième sur la ligne, profitait du KERS pour doubler Sebastian Vettel et se plaçait derrière Rubens Barrichello et Jenson Button, le Brésilien grillant la politesse à son coéquipier au premier virage. Mais quelques mètres plus loin, un impressionnant carambolage impliquant quatre voitures obligeait la voiture de sécurité à intervenir. En fait, Jarno Trulli, pour éviter de toucher Nico Rosberg (Williams), roulait dans l'herbe. Mais l'Italien perdait le contrôle de sa Toyota et en revenant sur la piste, il était heurté par la Force India d'Adrian Sutil. Les deux Toro Rosso de Sébastien Bourdais et Sébastien Buemi ne pouvaient non plus s'éviter. En résumé, beaucoup de travail pour les commissaires et cinq tours de neutralisation. Le seul pilote qui pouvait être heureux de ce coup du sort était Kimi Räikkönen (Ferrari), qui gagnait six places et se retrouvait dixième une fois les fauves relâchés. Le Finlandais était cependant contraint à l'abandon au dix-huitième tour. Un nouveau week-end à oublier pour le champion du monde 2007.
L'étonnante stratégie de Barrichello
La première salve d'arrêts aux stands, autour du 20e tour, ne changeait pas grand-chose au classement, Barrichello menant toujours les débats devant Button, Massa et Vettel. Mais le Brésilien anticipait de manière assez surprenante son deuxième arrêt, dix tours après le premier. Il repartait en pneus tendres, ce qui signifiait qu'il devait faire un autre passage par les stands. Une stratégie à trois arrêts agressive mais qui ne s'est pas révélée payante au final. Certains y verront la main de Ross Brawn pour permettre à Button, mieux placé au Championnat, de gagner la course. Le Britannique prenait donc les commandes de la course et n'allait plus les lâcher. Après son départ un peu manqué, il a encore une fois démontré qu'il était bien un pilote très compétitif dès lors qu'on lui donnait les moyens de s'exprimer.
Le bon coup de Webber
A environ vingt tours de l'arrivée, les hommes de tête observaient leur deuxième arrêt et la hiérarchie était modifiée. Barrichello et Mark Webber, lui aussi sur une stratégie à trois arrêts, en profitaient pour passer devant Massa et Vettel, et allaient même conserver cette place après leur dernier passage aux stands. L'Australien, cinquième sur la grille, était donc le principal bénéficiaire de cette stratégie risquée, au contraire de l'Allemand, coincé durant toute la course derrière Massa, qu'il n'a jamais réussi à dépasser alors qu'il avait les moyens de jouer au moins le podium. Petite consolation pour Vettel, le Brésilien était contraint de ralentir dans les derniers tours pour économiser de l'essence et devait le laisser passer, ainsi qu'Alonso. Une erreur de calcul assez surprenante de la part de la Scuderia, déjà coupable d'une faute lors des qualifications avec Räikkönen.
Jenson Button, qui se payait le luxe dans les derniers tours de prendre un tour à Lewis Hamilton, neuvième, et Robert Kubica, onzième, franchissait donc la ligne d'arrivée en vainqueur et sortait de sa monoplace le sourire aux lèvres. Il est incontestablement l'homme fort de ce début de saison et rien ni personne ne semblent capable de l'empêcher de voler vers son premier titre de champion du monde. Le maître donne sa prochaine leçon dans quinze jours à Monaco..
Pour la nouvelle donne, on attendra encore! Ce premier Grand Prix européen était porteur d'espoirs pour les équipes en mal de points depuis le début du Championnat, Ferrari, McLaren et BMW. Grâce aux différents nouveaux éléments installés sur les monoplaces, notamment aérodynamiques, les cadors de la saison dernière pensaient pouvoir rattraper leur retard sur ceux du début d'année 2009. Ils en sont pour leurs frais, la course s'est en effet résumée à une lutte entre Brawn GP et Red Bull, arbitrée il est vrai par un Felipe Massa en gros progrès, qui a inscrit ses premiers points grâce à sa sixième place.
Dès le départ, le pilote Ferrari, quatrième sur la ligne, profitait du KERS pour doubler Sebastian Vettel et se plaçait derrière Rubens Barrichello et Jenson Button, le Brésilien grillant la politesse à son coéquipier au premier virage. Mais quelques mètres plus loin, un impressionnant carambolage impliquant quatre voitures obligeait la voiture de sécurité à intervenir. En fait, Jarno Trulli, pour éviter de toucher Nico Rosberg (Williams), roulait dans l'herbe. Mais l'Italien perdait le contrôle de sa Toyota et en revenant sur la piste, il était heurté par la Force India d'Adrian Sutil. Les deux Toro Rosso de Sébastien Bourdais et Sébastien Buemi ne pouvaient non plus s'éviter. En résumé, beaucoup de travail pour les commissaires et cinq tours de neutralisation. Le seul pilote qui pouvait être heureux de ce coup du sort était Kimi Räikkönen (Ferrari), qui gagnait six places et se retrouvait dixième une fois les fauves relâchés. Le Finlandais était cependant contraint à l'abandon au dix-huitième tour. Un nouveau week-end à oublier pour le champion du monde 2007.
L'étonnante stratégie de Barrichello
La première salve d'arrêts aux stands, autour du 20e tour, ne changeait pas grand-chose au classement, Barrichello menant toujours les débats devant Button, Massa et Vettel. Mais le Brésilien anticipait de manière assez surprenante son deuxième arrêt, dix tours après le premier. Il repartait en pneus tendres, ce qui signifiait qu'il devait faire un autre passage par les stands. Une stratégie à trois arrêts agressive mais qui ne s'est pas révélée payante au final. Certains y verront la main de Ross Brawn pour permettre à Button, mieux placé au Championnat, de gagner la course. Le Britannique prenait donc les commandes de la course et n'allait plus les lâcher. Après son départ un peu manqué, il a encore une fois démontré qu'il était bien un pilote très compétitif dès lors qu'on lui donnait les moyens de s'exprimer.
Le bon coup de Webber
A environ vingt tours de l'arrivée, les hommes de tête observaient leur deuxième arrêt et la hiérarchie était modifiée. Barrichello et Mark Webber, lui aussi sur une stratégie à trois arrêts, en profitaient pour passer devant Massa et Vettel, et allaient même conserver cette place après leur dernier passage aux stands. L'Australien, cinquième sur la grille, était donc le principal bénéficiaire de cette stratégie risquée, au contraire de l'Allemand, coincé durant toute la course derrière Massa, qu'il n'a jamais réussi à dépasser alors qu'il avait les moyens de jouer au moins le podium. Petite consolation pour Vettel, le Brésilien était contraint de ralentir dans les derniers tours pour économiser de l'essence et devait le laisser passer, ainsi qu'Alonso. Une erreur de calcul assez surprenante de la part de la Scuderia, déjà coupable d'une faute lors des qualifications avec Räikkönen.
Jenson Button, qui se payait le luxe dans les derniers tours de prendre un tour à Lewis Hamilton, neuvième, et Robert Kubica, onzième, franchissait donc la ligne d'arrivée en vainqueur et sortait de sa monoplace le sourire aux lèvres. Il est incontestablement l'homme fort de ce début de saison et rien ni personne ne semblent capable de l'empêcher de voler vers son premier titre de champion du monde. Le maître donne sa prochaine leçon dans quinze jours à Monaco..
